Sa fabrication

Un steelband est donc composé uniquement de bidons de pétroles travaillés. L'homme qui les fabrique s'appelle un tuner.

La surface supérieure du bidon, initialement plane est d’abord emboutie, pour obtenir une cuve concave, d'abord à grands coups de marteau pour obtenir grosso modo l'incurvation puis à petits coups plus fins et réguliers jusqu'à obtenir un surface parfaitement plane (c'est le smoothing).

Le tuner dessine d'abord les notes du pourtour (les plus graves) à l'aide d'une règle et d'un cahier où sont inscrits les mesures de chaque notes, puis avec des gabarits les petites notes du centre à l'intérieur de cette cuve.

Le bidon est ensuite mis au coeur d'un feu (ça peut être aussi avec un chalumeau). Le métal est chauffé pour fixer le façonnage et résister aux dernières étapes de la fabrication.

Puis il martèle autour de ses tracés afin de préformer les notes. Le tracé est ensuite accentué au poinçon (c'est le grooving.)

Et re martelage autour des notes pour les faire ressortir (c'est le backing).

Il découpe ensuite le fût dans sa longueur pour définir la caisse de résonance du pan qui sera d'autant plus longue que le steelpan est grave. C'est la jupe du pan.

Puis marteau d'une main et stick de l'autre, il va taper sur l'envers et l'endroit de chaque note et vérifier avec sa baguette la justesse de la note (c'est l'accordage). Le tuner prend soin d'accorder plusieurs harmoniques de la note.

Le pan peut être peint, passé au bichromate de potassium ou chromé pour le protéger de la rouille, il nécessite alors un « fine tuning » pour réajuster l'ensemble de l'accordage.

 

Plus on joue dessus et plus le pan se désaccorde. Il est en général ré-accordé une ou deux fois par an au moyen de marteaux de différentes tailles.

 

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